Relations : comprendre notre manière d’être en lien, de nous protéger, de prendre notre place et ce qui se joue dans nos difficultés relationnelles
Dernière mise à jour : 10 sept.
Une grande partie de notre vie se passe en relation.
Avec la personne que nous aimons. Nos parents. Nos enfants. Nos amis. Nos collègues. Ceux dont nous nous rapprochons, ceux dont nous cherchons parfois à nous protéger.
Et pourtant, nous ne sommes pas tout à fait les mêmes partout.
Vous pouvez savoir exactement comment vous positionner au travail… et ne plus trouver vos mots face à quelqu’un que vous aimez.
Dire non assez facilement à un collègue, mais répondre « ce n’est pas grave » dans votre couple alors que quelque chose vous a réellement blessé.
Être celui ou celle que les autres appellent lorsqu’ils ont besoin d’être écoutés, soutenus ou rassurés… et ne presque jamais appeler quelqu’un pour dire simplement :
« Là, j’aurais besoin de toi. »
Vous pouvez aussi être très à l’aise lorsqu’il s’agit de parler d’argent dans certaines situations, puis beaucoup moins lorsqu’il faut demander, recevoir ou reconnaître la valeur de ce que vous apportez.
Nos difficultés relationnelles ne concernent donc pas seulement le couple ou les conflits avec les autres. Elles peuvent apparaître dans notre manière de demander, de recevoir, de poser une limite, de supporter la proximité ou la distance, de prendre notre place ou de nous protéger — au travail, en famille, dans notre rapport à l’argent et jusque dans la manière dont nous tenons compte de nous-mêmes lorsque nous sommes en lien.
C’est peut-être pour cela que nos relations occupent une place si importante dans nos vies.
Elles ne nous parlent pas seulement des autres.
Elles peuvent aussi nous apprendre quelque chose de la façon dont nous existons lorsque nous sommes en relation.
Nos relations traversent bien plus que notre vie affective
Lorsque nous pensons aux relations, nous pensons souvent d’abord au couple, à la famille ou aux amis.
Mais notre manière d’être en lien apparaît dans bien d’autres endroits.
Au travail, lorsqu’il faut se positionner face à un collègue ou à une autorité.
Dans un groupe, lorsque nous cherchons notre place.
Dans notre rapport à l’argent, lorsqu’il devient question de demander, recevoir, manquer, partager ou reconnaître la valeur de ce que nous faisons.
Et dans notre rapport à nous-mêmes : est-ce que je reconnais ce que je ressens ? Est-ce que je tiens compte de mes besoins ? Est-ce que je peux prendre soin de moi sans devoir d’abord justifier que j’en ai le droit ?
Il ne s’agit pas de tout appeler « relation ».
Mais de constater que notre manière d’entrer en contact avec ce qui compte pour nous peut apparaître dans des domaines très différents de notre vie.
Et surtout : nous ne fonctionnons pas nécessairement de la même manière dans chacun d’eux.
Lorsque la question touche davantage à la valeur que nous nous accordons, au doute ou à la manière dont nous pouvons nous appuyer sur nous-mêmes, elle rejoint aussi celle de l’estime de soi et de la confiance en soi.
Nous ne sommes pas les mêmes dans toutes nos relations
Nous avons parfois tendance à nous définir très vite.
« Je ne sais pas dire non. »
« Je suis trop dépendant. »
« Je suis très indépendant. »
« Je ne sais pas poser mes limites. »
Mais est-ce toujours vrai ?
Peut-être savez-vous parfaitement dire non à certaines personnes.
Peut-être êtes-vous très autonome au travail et beaucoup plus inquiet lorsque quelqu’un que vous aimez prend ses distances.
Peut-être demandez-vous facilement une aide technique, mais beaucoup plus difficilement du réconfort.
Peut-être acceptez-vous assez facilement un désaccord avec vos amis, mais beaucoup moins avec un parent dont le regard continue à compter énormément.
Cela change la question.
Au lieu de demander uniquement :
« Pourquoi suis-je comme ça ? »
nous pouvons commencer à regarder :
« Avec qui cela se produit-il ? Dans quelles situations ? Et qu’est-ce qui devient difficile pour moi dans cette relation-là ? »
Cette nuance est importante.
Elle évite de transformer une manière de réagir dans certaines situations en identité définitive.
Trois mouvements que je regarde souvent dans nos relations
Il n’existe pas une bonne manière universelle d’être en relation.
Mais certaines tensions reviennent souvent lorsque nous essayons de comprendre ce qui se passe dans un lien.
Se rapprocher… et pouvoir prendre de la distance
Nous pouvons avoir envie d’intimité sans vouloir être envahis.
Avoir besoin de l’autre sans vouloir nous sentir dépendants.
Aimer être proches tout en ayant parfois besoin de nous retrouver seuls.
La difficulté peut apparaître lorsque l’un de ces mouvements devient presque impossible.
Devoir constamment rester proche pour être rassuré.
Dans les deux cas, la question n’est pas de déterminer quelle serait la « bonne distance ».
Mais de pouvoir sentir celle qui nous convient et conserver une possibilité de mouvement.
Donner… et pouvoir recevoir
Certaines personnes savent très bien donner.
Du temps. De l’attention. De l’aide. Des conseils. De la présence.
Recevoir peut être beaucoup plus difficile.
Demander de l’aide.
Accepter que quelqu’un prenne soin de nous.
Reconnaître simplement :
« J’ai besoin de toi. »
Donner et recevoir ne nous placent pas au même endroit dans une relation.
Recevoir suppose parfois d’accepter que nous ne pouvons pas tout faire seuls. D’être touchés. Aidés. Et peut-être momentanément dépendants de quelqu’un.
Cela peut être beaucoup plus inconfortable qu’il n’y paraît.
S’adapter… et pouvoir rester soi-même
S’adapter fait partie de toute relation.
Nous faisons des compromis.
Nous tenons compte de l’autre.
Nous bougeons parfois nos habitudes pour construire quelque chose ensemble.
Mais jusqu’où ?
Puis-je dire que je ne suis pas d’accord sans craindre immédiatement de perdre le lien ?
Puis-je décevoir quelqu’un sans conclure que j’ai mal agi ?
Puis-je entendre ce que l’autre veut tout en continuant à reconnaître ce que moi, je veux ?
C’est souvent là que quelque chose se joue autour de notre place.
Ces mouvements, proximité et distance, donner et recevoir, adaptation et différenciation m’intéressent davantage que les étiquettes que nous pouvons rapidement nous attribuer.
Pourquoi certaines difficultés relationnelles se répètent-elles ?
Il arrive pourtant que certaines situations semblent revenir.
Toujours la peur de décevoir.
Toujours cette difficulté à dire ce que l’on ressent.
Toujours le besoin d’être rassuré.
Toujours cette impression de beaucoup donner et de recevoir peu.
Ou, au contraire, ce réflexe de se débrouiller seul et de ne laisser personne trop s’approcher.
Nos premières relations peuvent participer à la manière dont nous apprenons la proximité, la sécurité, la dépendance ou la confiance.
Les recherches sur l’attachement adulte montrent notamment des associations entre certaines dimensions anxieuses ou évitantes de l’attachement et différents indicateurs de santé mentale.
Mais cela ne signifie pas qu’un « style d’attachement » expliquerait à lui seul qui nous sommes ou ce que deviendront nos relations.
Notre histoire compte.
Mais elle n’est jamais toute l’histoire.
Notre tempérament, notre environnement, les événements vécus, les personnes rencontrées et les relations que nous construisons ensuite comptent aussi.
Nos relations ont une histoire. Elles ne sont pas une condamnation.
Comprendre ce qui s’est construit n’a donc pas seulement pour fonction d’expliquer le passé.
Cela peut permettre de retrouver davantage de choix aujourd’hui.
Quand nous protéger finit par nous coûter quelque chose
Le problème n’est pas que nous nous protégions.
Nous en avons tous besoin.
Et certaines façons de faire ont parfois été profondément utiles.
Se taire a peut-être permis d’éviter un conflit.
Faire seul a peut-être permis de ne dépendre de personne.
S’adapter a peut-être aidé à conserver une relation importante.
Faire de l’humour a peut-être permis de ne pas rester trop longtemps au contact de quelque chose de douloureux.
Donner beaucoup a peut-être été une manière de se sentir utile, nécessaire ou aimé.
Ces façons de fonctionner ne sont donc pas forcément des « mauvais comportements ».
La difficulté apparaît davantage lorsqu’elles deviennent la seule réponse possible.
Quand je ne peux plus dire non.
Quand demander devient presque impossible.
Quand je dois systématiquement deviner ce que l’autre attend.
Quand je préfère disparaître plutôt que risquer de décevoir.
Quand je coupe le lien dès que je me sens vulnérable.
Ou lorsque toute proximité finit par ressembler à une menace pour mon autonomie.
Certaines de ces protections peuvent également se mêler à l’anxiété : besoin de réassurance, peur de décevoir, anticipation de la réaction de l’autre ou difficulté à supporter l’incertitude. Vous pouvez retrouver ces mécanismes dans les différentes façons dont l’anxiété peut se manifester au quotidien.
Lorsque nous commençons à rejouer une conversation, interpréter sans cesse un message ou essayer de deviner ce que l’autre pense, cette incertitude peut aussi alimenter des ruminations mentales.
La question n’est alors pas forcément :
« Comment supprimer cette façon de fonctionner ? »
Mais plutôt :
« Dans ce que je vis, de quoi ai-je besoin, ici et maintenant ? »
« Qu'est-ce qui me permettrait de vivre mes relations différemment ? »
Nos relations peuvent aussi nous apprendre quelque chose sur nous
C’est peut-être l’un des aspects les plus intéressants de la relation.
Nous ne découvrons pas seulement les autres.
Nous nous découvrons aussi nous-mêmes au contact d’eux.
Vous pouvez vous croire très calme… jusqu’au jour où quelqu’un vous frustre réellement.
Très indépendant… jusqu’à ce qu’une personne importante s’éloigne.
Très généreux… jusqu’au moment où il faut accepter de recevoir.
Très sûr de vous… jusqu’à ce qu’un supérieur remette votre travail en question.
Très à l’aise avec l’argent… jusqu’au moment où il faut annoncer votre propre prix ou demander ce qui vous est dû.
Ce qui apparaît dans une relation ne révèle pas nécessairement une vérité cachée sur vous.
Mais cela peut devenir une information.
Qu’est-ce qui devient difficile ici ?
Être vu ?
Recevoir ?
Dépendre un peu ?
Dire non ?
Ne pas être d’accord ?
Décevoir ?
Manquer ?
Être vulnérable ?
Ou simplement accepter que l’autre puisse vouloir quelque chose de différent sans que cela mette immédiatement le lien en danger ?
Nos relations deviennent alors un endroit particulièrement riche pour observer comment nous nous adaptons, ce que nous cherchons à préserver et ce que nous avons parfois appris à laisser de côté.
Les relations prennent des formes très différentes dans nos vies
Pour certains, la difficulté apparaît surtout dans le couple : peur de perdre l’autre, besoin d’être rassuré, difficulté à dire ce que l’on ressent.
Pour d’autres, elle se révèle davantage au travail, lorsqu’il faut prendre sa place, poser une limite ou supporter le désaccord.
Elle peut aussi apparaître dans notre rapport à l’argent, dans notre difficulté à demander ou à recevoir, dans notre besoin de tout faire seul, dans notre rapport à l’intimité ou dans les liens d’attachement que nous construisons.
Et derrière des situations apparemment très différentes peuvent parfois apparaître des questions proches :
Comment poser une limite sans culpabiliser ?
Pourquoi ai-je si peur de décevoir ?
Pourquoi le conflit me met-il autant en difficulté ?
Pourquoi est-ce si difficile de demander de l’aide ?
Pourquoi ai-je besoin d’être rassuré ?
Pourquoi est-ce que je m’éloigne lorsque quelqu’un devient trop proche ?
Pourquoi suis-je toujours celui qui donne ?
Pourquoi parler d’argent ou demander ce qui m’est dû est-il si inconfortable ?
Ce sont ces différentes manières d’être en relation que j’explorerai progressivement dans les articles de cette rubrique.
Elles deviendront autant de chemins pour approfondir ce qui ne peut être qu’ouvert ici.
Ce que nous pouvons regarder en Gestalt dans notre manière d’être en relation
Nous ne sommes pas seulement en relation lorsque nous sommes en couple, en famille ou avec nos collègues.
Notre manière d’entrer en lien peut apparaître dans beaucoup de situations : lorsqu’il faut demander quelque chose, dire non, recevoir, exprimer un désaccord, supporter qu’une personne importante prenne de la distance ou reconnaître simplement que nous avons besoin de quelqu’un.
Nous pouvons alors nous adapter très vite. Nous taire. Deviner ce que l’autre attend. Donner davantage que nous ne recevons. Prendre de la distance lorsque nous nous sentons vulnérables. Ou au contraire chercher rapidement à être rassurés.
En Gestalt, ce sont aussi ces mouvements que nous pouvons regarder.
Non pas pour décider qu’ils seraient bons ou mauvais, ni pour leur attribuer immédiatement une explication, mais pour comprendre plus précisément ce qui se passe pour nous dans certaines relations.
Avec qui puis-je facilement dire ce que je pense ? Avec qui cela devient-il beaucoup plus difficile ? Que se passe-t-il lorsque je risque de décevoir ? Lorsque j’ai besoin de l’autre ? Lorsque je ne sais pas ce qu’il pense de moi ?
Et comme nous sommes également en relation pendant une séance, il peut arriver que certaines de ces façons d’être apparaissent aussi là.
Hésiter à dire que l’on n’est pas d’accord. Chercher la « bonne » réponse. S’excuser avant d’exprimer un besoin. Minimiser ce que l’on ressent. Avoir du mal à recevoir quelque chose qui nous touche.
Ce n’est pas une autre version de nous-mêmes. C’est parfois la même manière d’entrer en relation qui se manifeste dans un contexte différent.
Si cela apparaît, nous pouvons simplement nous y intéresser ensemble : regarder ce qui se passe, ce que cette façon d’être permet de préserver ou d’éviter, et si elle correspond encore à ce dont nous avons besoin aujourd’hui.
L’enjeu n’est pas d’apprendre une « bonne manière » d’être en relation. C’est de retrouver davantage de possibilités : pouvoir nous rapprocher ou prendre de la distance, donner ou recevoir, nous adapter sans devoir systématiquement nous effacer.
C’est dans cet esprit que je construis mes accompagnements en Gestalt et le déroulement des séances.
Être en lien sans disparaître
Une relation ne demande pas toujours de choisir entre soi et l’autre.
Prendre sa place ne signifie pas prendre toute la place.
Dire non ne signifie pas nécessairement rejeter.
Avoir besoin de quelqu’un ne signifie pas perdre son autonomie.
Recevoir ne signifie pas devoir rendre immédiatement.
Et être en désaccord ne signifie pas forcément que le lien est en danger.
Peut-être qu’une relation suffisamment vivante se construit justement dans cette possibilité :
rester en lien sans disparaître, et rester soi sans devoir couper le lien.
Cela ne signifie pas que toutes les relations doivent être préservées.
Certaines nous conviennent. D’autres non.
Certaines peuvent évoluer.
D’autres nécessitent une distance.
Mais retrouver davantage de choix permet aussi de ne plus décider uniquement depuis la peur de perdre l’autre, de décevoir, d’être envahi ou de dépendre.
La question devient alors moins :
« Comment faire pour que mes relations fonctionnent ? »
et davantage :
« Quelle place puis-je prendre et quelle est ma responsabilité dans ce que je vis de cette relation ? »
Et peut-être est-ce aussi là que quelque chose commence à changer.
Pas seulement dans nos relations.
Mais dans la manière dont nous prenons notre place et la part de responsabilité qui est la nôtre dans notre propre vie.
Lorsque ces mouvements deviennent plus visibles, la question suivante est souvent : qu’est-ce qui peut ensuite devenir différent ? J’aborde ce passage dans Que peut changer une Gestalt-thérapie dans notre quotidien ?
Questions fréquentes sur les difficultés relationnelles
Qu’appelle-t-on des difficultés relationnelles ?
Les difficultés relationnelles peuvent prendre des formes très différentes : conflits répétés, difficulté à poser ses limites, peur de décevoir, besoin fréquent d’être rassuré, difficulté à demander ou recevoir, tendance à s’effacer ou, au contraire, à prendre beaucoup de distance lorsque le lien devient important.
Ce qui peut être intéressant à regarder n’est pas seulement le comportement lui-même, mais aussi les situations dans lesquelles il apparaît, ce qu’il cherche à protéger et la liberté que nous conservons ou non dans la relation.
Pourquoi est-ce que je réagis différemment selon les personnes ?
Parce qu’une relation existe toujours dans un contexte.
Ce que nous ressentons et la manière dont nous réagissons peuvent varier selon la personne, l’enjeu du lien, son histoire personnelle, notre histoire avec elle, la situation présente et ce que cette relation mobilise pour nous.
Plutôt que de conclure rapidement « je suis comme ça », il peut être plus éclairant de regarder quand, avec qui et dans quelles circonstances cette manière de fonctionner apparaît.
Mes difficultés relationnelles viennent-elles forcément de mon enfance ?
Non.
Nos premières relations peuvent influencer certaines manières d’entrer en lien, mais notre fonctionnement relationnel se construit également à travers de nombreux autres facteurs : tempérament, environnement, facteurs de résilience, expériences ultérieures, événements de vie et relations rencontrées au fil du temps.
Comprendre son histoire peut être utile sans considérer que tout y serait déjà écrit.
Que peut apporter la Gestalt lorsque les relations deviennent difficiles ?
La Gestalt ne regarde pas seulement pourquoi une difficulté est apparue.
Elle s’intéresse aussi à comment elle se manifeste aujourd’hui : dans les émotions, le corps, les choix, les façons de demander, de recevoir, de se protéger, de s’approcher ou de prendre de la distance.
La relation thérapeutique peut elle-même permettre d’observer certains de ces mouvements lorsqu’ils apparaissent et d’expérimenter progressivement d’autres possibilités.
C’est ce que je montre plus concrètement dans l’article consacré à ce qui se passe réellement en séance, notamment lorsque ce qui se joue avec les autres commence aussi à apparaître dans la relation thérapeutique.
Si vous vous demandez ce qu’implique concrètement le fait de commencer une thérapie, vous pouvez consulter les questions que l’on peut se poser avant de commencer.
Repères et sources
Guillaume Siegler — Praticien Gestalt Thérapeute
Vous n’avez pas besoin de savoir exactement pourquoi certaines relations vous pèsent ou pourquoi certaines situations semblent se répéter avant de commencer à en parler.
Vous pouvez découvrir comment se déroulent les séances ou consulter directement les modalités des séances et me contacter.


