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Estime de soi et confiance en soi : retrouver ses ressources, s’appuyer sur soi et faire ses choix

  • Guillaume Siegler
  • 19 août
  • 13 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 heures


Le manque de confiance en soi ne ressemble pas toujours à quelqu’un qui n’ose pas.

Il peut aussi ressembler à quelqu’un qui fait beaucoup. Qui travaille, prend des responsabilités, avance, peut réussir et être reconnu.

Et pourtant, une fois quelque chose accompli, le doute revient vite.

Un compliment fait plaisir, mais ne reste pas longtemps ou n'est pas pris.

Une réussite rassure, puis le regard se porte déjà sur ce qui aurait pu être mieux fait.

Et lorsqu’un choix important arrive, quelque chose devient plus difficile. On réfléchit davantage, on demande conseil, on essaie d’anticiper les conséquences. On voudrait surtout éviter de se tromper.

Jusqu’à parfois ne plus très bien savoir :

« Et moi, qu’est-ce que je veux ? »

C’est souvent à cet endroit que nous parlons d’estime de soi et de confiance en soi.

Pour moi, elles sont liées, mais elles ne racontent pas exactement la même chose.

L’estime de soi touche davantage à la valeur que nous nous accordons et à la manière dont nous nous regardons. La confiance se joue davantage dans notre possibilité de prendre appui sur ce que nous savons, ressentons, voulons et avons déjà traversé pour agir, nous positionner ou choisir.


Et il y a une idée à laquelle je tiens particulièrement :

lorsque la confiance se fragilise, nos ressources internes ne disparaissent pas forcément avec elle.

Certaines sont encore à construire.

D’autres ont déjà existé.

La question peut alors devenir moins :

« Qu’est-ce qui me manque ? »

et davantage :

« Sur quoi ai-je déjà su m’appuyer, et qu’est-ce qui m’est devenu plus difficile d’accès aujourd’hui ? »


Estime de soi et confiance en soi : deux expériences qui se rencontrent


On peut être compétent et ne pas se sentir légitime.

Réussir et continuer à porter un regard très sévère sur soi.

Être très à l’aise dans son métier et perdre une grande partie de son assurance dans certaines relations.

Savoir exactement quoi conseiller à quelqu’un et ne plus savoir quoi penser lorsque la décision nous concerne.

C’est pour cela que je me méfie des phrases trop globales :

« Je n’ai aucune confiance en moi. »

« Je manque complètement d’estime de moi. »

Comme si une personne pouvait être résumée une fois pour toutes par ce qu’elle ressent aujourd’hui.


Notre rapport à nous-mêmes évolue avec ce que nous vivons, les relations que nous vivons, les environnements dans lesquels nous évoluons et la manière dont certaines expériences nous touchent.

Une méta-analyse longitudinale consacrée à l’évolution de l’estime de soi, portant sur des personnes âgées de 4 à 94 ans, montre justement qu’elle présente à la fois une certaine continuité et des évolutions au cours de la vie.

Cela ouvre pour moi une question beaucoup plus intéressante que :

« Est-ce que j’ai confiance en moi ? »

Je préfère demander :

« Où est-ce que je peux déjà m’appuyer sur moi… et où cet appui devient-il plus difficile ? »


Une ressource peut être là sans être facilement accessible


Lorsque nous doutons beaucoup de nous, nous pouvons finir par croire que quelque chose nous manque.

Comme si certaines personnes possédaient naturellement une confiance que nous n’aurions jamais eue.


En Gestalt-thérapie, nous ne regardons pas les choses de cette manière.

Bien sûr, certaines ressources ont parfois besoin d’être développées.

Mais d’autres ont déjà existé et existent encore aujourd’hui dans notre vie.

Nous avons déjà osé.

Appris quelque chose que nous pensions trop difficile.

Traversé une période compliquée.

Pris une décision.

Posé une limite.

Recommencé après un échec.


Puis la vie peut venir fragiliser cet appui.

Une rupture, un échec, un épuisement.

Un environnement professionnel dans lequel nous perdons progressivement confiance.

Une relation dans laquelle nous nous sommes beaucoup adaptés.

Une période où nous nous sommes comparés davantage.

Ou simplement plusieurs années pendant lesquelles nous avons cessé de regarder ce que nous savions déjà faire.


Alors certaines ressources deviennent moins accessibles.

Je pense souvent à une plante.

Elle peut avoir poussé pendant des années, puis manquer de lumière, d’eau ou d’un environnement qui lui convient.

Elle perd de sa vigueur. Certaines feuilles tombent.

On pourrait finir par croire qu’il n’y a plus grand-chose.

Et pourtant, les racines peuvent être encore là.


Je regarde parfois l’estime et la confiance de cette manière : non pas uniquement comme quelque chose qu’il faudrait fabriquer, mais aussi comme quelque chose qui a besoin d’être nourri.


Une ressource devenue difficile d’accès n’est pas nécessairement une ressource perdue.

Cette distinction change notre manière de commencer.

Au lieu de chercher uniquement :

« Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »

nous pouvons aussi regarder :

« Sur quoi ai-je déjà su m’appuyer ? Qu’est-ce qui m’a aidé autrefois ? Qu’est-ce qui existe encore, même si j’ai du mal à le sentir aujourd’hui ? »


Quand réussir ne suffit pas à se sentir suffisamment bien


C’est un paradoxe que je rencontre souvent.

Vous pouvez avoir des preuves très concrètes de vos capacités et continuer à douter.

On vous félicite et vous pensez à ce qui aurait pu être mieux.

Vous atteignez un objectif et votre regard est déjà tourné vers le suivant.

Vous voyez facilement les qualités des autres. Les vôtres vous semblent plus ordinaires.

Il peut aussi y avoir cette façon de se parler à soi-même très durement. De voir tout de suite ce qui ne va pas, ce qu’on aurait dû faire autrement, jusqu’à finir par être beaucoup plus exigeant avec soi qu’on ne le serait avec quelqu’un d’autre.

Et lorsqu’on vous dit :

« Tu peux être fier de toi. »

quelque chose répond presque aussitôt :

« Oui, mais… »

Ce « oui, mais » m’intéresse.


Parce que le problème n’est pas forcément que vous ne connaissez pas vos qualités.

Vous connaissez peut-être parfaitement vos compétences. Vous savez ce que vous avez accompli et ce que cela vous a demandé.

Et malgré tout, quelque chose empêche cette expérience de vraiment se déposer.

Vous avez réussi. Mais vous avez du mal à vous accorder cette réussite.


L’École Humaniste de Gestalt propose notamment de réfléchir à l’estime à partir de l’identité et du regard que nous portons sur nous-mêmes, parce que ce que nous sommes et la manière dont nous nous regardons ne coïncident pas toujours.


Certaines personnes considèrent l’ambition, l’exigence ou l’envie de progresser continuellement comme des sources de problèmes. Elles peuvent être de formidables moteurs.

En Gestalt-thérapie, nous allons regarder ensemble plutôt ce qu’ils viennent soutenir.

Je peux vouloir progresser parce que j’aime ce que je fais, parce que j’ai envie d’apprendre, parce qu’un projet m’anime.

Et je peux aussi avoir besoin de réussir pour me rassurer sur ma valeur.


De l’extérieur, cela peut ressembler exactement à la même personne.

À l’intérieur, ce n’est pas la même expérience.

Dans un cas, la réussite nourrit quelque chose.

Dans l’autre, elle doit régulièrement prouver quelque chose.

Alors le soulagement dure moins longtemps. Il faut une nouvelle réussite, une nouvelle validation, une nouvelle preuve.

Et la barre peut continuer à avancer en même temps que nous.

C’est dans ces moments que j’aime poser cette question :

Si je fais moins bien demain, que devient la valeur que je m’accorde aujourd’hui ?

Parce que l’estime ne se révèle pas seulement lorsque tout va bien.

Elle apparaît aussi dans la manière dont nous restons avec nous-mêmes lorsque nous échouons, lorsque nous sommes critiqués, lorsque quelqu’un fait mieux ou lorsque nous ne sommes pas choisis.

Puis-je penser :

« Je me suis trompé »

sans que cela devienne :

« Je suis nul » ?

Puis-je reconnaître quelque chose que je veux améliorer sans en faire un verdict sur toute ma personne ?

La différence paraît petite, mais elle ne l’est pas.


Se faire confiance ne signifie pas ne plus douter


Avoir confiance en soi ne signifie pas être certain.

Nous pouvons avoir peur et avancer.

Hésiter et prendre une décision.

Ne pas savoir exactement ce qui va se passer et choisir quand même d’essayer.


Beaucoup des décisions qui comptent vraiment dans une vie ne viennent avec aucune garantie.

Changer de travail.

Commencer un projet.

Dire quelque chose que l’on retient depuis longtemps.

Quitter une situation.

Prendre une direction différente.

À un moment, attendre d’être absolument certain revient parfois simplement à continuer d’attendre.

Ici, ce n’est pas le doute que l’on cherche à faire disparaître.

Le doute peut être utile. Il nous permet de réfléchir, de remettre une évidence en question, de prendre en compte ce que nous ne savons pas encore.

Il devient plus encombrant lorsqu’il faut qu’il disparaisse pour que nous puissions agir.

La confiance que je trouve intéressante ressemble donc moins à :

« Je sais que tout va bien se passer. »

qu’à :

« Je ne sais pas exactement ce qui va se passer. Mais je peux rencontrer la suite avec les ressources dont je dispose, et en développer d’autres si j’en ai besoin. »


Le choix : quand personne ne peut répondre exactement à notre place


La notion de choix est centrale dans notre pratique thérapeutique.

Parce qu’il arrive toujours un moment où les autres ne peuvent plus répondre à notre place.

Ils peuvent nous conseiller, partager leur expérience, nous alerter, nous soutenir, nous aider à voir quelque chose que nous n’avions pas vu.

Mais ils ne peuvent pas vivre nos décisions à notre place.


C’est souvent là que certaines décisions commencent à tourner en rond.

« Tu ferais quoi, toi ? »

« Tu crois que c’est la bonne décision ? »

« Et si je regrettais ? »

« Et si je me trompais ? »

On recueille plusieurs avis. On réfléchit encore. On cherche une nouvelle information.

Et parfois, ce n’est plus réellement une information supplémentaire qu’il nous faudrait.

Nous cherchons une garantie.

La garantie de ne pas nous tromper, de ne pas regretter, de ne pas décevoir.

Or certaines décisions ne peuvent pas nous offrir cette certitude.


L’article de l’IFAS consacré au choix souligne notamment la peur de se tromper, le renoncement qu’implique toute décision et la responsabilité qui accompagne le fait de choisir.

Cette dimension est fondamentale dans le développement de l'estime de soi.


Je ne crois pas qu’il existe toujours une « bonne réponse » cachée quelque part en nous qu’il suffirait de trouver, je parlerais plutôt de ressenti à explorer.

En revanche, je crois que nous pouvons devenir plus attentifs à ce qui compte réellement pour nous au moment de décider.

La confiance commence aussi là :

accepter qu’un choix puisse être le nôtre avant de savoir s’il sera le meilleur.


Retrouver sa boussole sans cesser d’écouter les autres


Il y a une question que j’aime particulièrement :

Est-ce que je fais encore partie des personnes que je consulte lorsque je prends une décision ?

Nous pouvons devenir très bons pour savoir ce que veulent les autres.

Ce qui rassurerait notre partenaire.

Ce que notre famille préférerait.

Ce qui serait considéré comme raisonnable.

Ce qui donnerait une bonne image.

Ce que quelqu’un « comme nous » est censé faire.

Et parfois beaucoup moins bons pour reconnaître :

« Moi, là-dedans, qu’est-ce que j’ai envie de vivre ? »

Cela ne signifie pas que tout ce que nous ressentons est juste.

Ni que nos envies doivent toujours passer avant tout.

Je ne crois pas non plus au discours qui consiste à dire qu’il faudrait se moquer du regard des autres.

Nous sommes des êtres relationnels.

Les autres comptent.

Leurs avis peuvent compter.

Les contraintes comptent.

Nos responsabilités comptent.

Mais nous aussi.


C’est cela que j’appelle notre boussole intérieure.

Pas une petite voix magique qui connaîtrait toujours le bon chemin.

Une boussole n’est pas une carte.

Elle ne nous montre pas toute la route. Elle donne une direction.

Retrouver sa boussole, c’est pouvoir remettre dans une décision ce que nous ressentons, ce que nous désirons, nos limites, nos expériences, nos valeurs et ce qui compte pour nous, puis mettre tout cela en dialogue avec la réalité.


Cette question rejoint directement celle de nos relations : prendre sa place dans un lien ne signifie pas imposer sa position, mais pouvoir continuer à exister lorsque l’autre pense ou veut quelque chose de différent.

Et lorsque la recherche de certitude, la vérification ou la peur de se tromper commencent à prendre énormément de place, cela peut aussi rejoindre certaines façons dont l’anxiété se manifeste au quotidien.


Ce que je regarde en Gestalt lorsque vous me parlez de votre manque de confiance


Lorsque quelqu’un me dit :

« Je manque de confiance en moi »,

je ne pars pas du principe que je sais déjà ce que cette phrase signifie pour lui.

Elle peut recouvrir des expériences très différentes.

Le doute peut être présent au travail et beaucoup moins ailleurs.

Dans certaines relations mais pas dans d’autres.

Au moment de faire un choix, de recevoir une critique, de se montrer, de dire non ou simplement lorsqu’il faut exprimer ce que l’on veut.

Nous prenons donc le temps de regarder ensemble où la confiance est plus fragile, mais aussi où elle existe déjà.

Parce qu’elle n’a pas nécessairement disparu partout.


Au fil des séances, certaines choses peuvent aussi devenir perceptibles dans notre manière d’être ensemble.

Vous pouvez, par exemple, me demander ce que j’en pense avant de dire ce que vous pensez vous-même.

Exprimer une envie puis la nuancer immédiatement.

Ou avoir du mal à recevoir quelque chose de positif que je vous renvoie.

Et c’est OK. Il n’y a pas de jugement. Nous pouvons simplement nous arrêter un instant et regarder ensemble ce qui se passe pour vous :

Peut-être une inquiétude.

Un besoin d’être rassuré.

Une peur de vous tromper.

Ou quelque chose que vous ressentez assez clairement, mais auquel vous avez encore du mal à faire confiance.


La Gestalt s’intéresse justement à l’expérience telle qu’elle apparaît dans le présent, au contexte, au corps, aux émotions et à ce qui se construit dans la relation.

C’est aussi là que nous pouvons commencer à retrouver ce qui existe déjà.

Une envie que vous reconnaissez.

Une expérience sur laquelle vous pouvez vous appuyer.

Une capacité que vous aviez oubliée.

Une limite que vous sentez davantage.

Une compétence que vous minimisiez.

Une manière de faire qui vous a déjà soutenu à un autre moment de votre vie.


Une ressource interne n’est pas toujours quelque chose qui doit nous rendre autosuffisants.

Nous avons besoin des autres.

Mais nous pouvons aussi retrouver suffisamment d’appui en nous pour ne pas leur confier entièrement notre valeur, nos choix ou la définition de ce qui est juste pour nous.

C’est dans cet esprit que je construis mes accompagnements en Gestalt et le déroulement des séances.


Quand le manque de confiance ne ressemble pas à un manque d’assurance


Le manque de confiance en soi ne se voit pas toujours.

Il peut apparaître dans la comparaison.

Le sentiment de ne jamais être vraiment légitime.

Le perfectionnisme et cette impression que ce n’est jamais assez.

Le besoin de validation.

La peur de se tromper au moment de choisir.

Ou la difficulté à savoir ce que l’on veut lorsque nous avons longtemps appris à regarder d’abord ce que les autres attendaient.


Ce sont ces différents chemins que j’explorerai progressivement dans les articles de cette rubrique.

Ils permettront notamment d’aller plus loin sur :

  • la comparaison et le regard des autres ;

  • la légitimité et le sentiment d’imposture ;

  • le perfectionnisme et le « jamais assez » ;

  • le besoin de validation ;

  • la difficulté à choisir et la peur de se tromper ;

  • la boussole intérieure et la difficulté à savoir ce que l’on veut.

Chaque sujet mérite son propre espace.


Il ne s’agit pas de devenir quelqu’un d’autre


En Gestalt-thérapie, nous ne voyons pas la confiance comme la transformation en une personne plus forte, plus impressionnante ou enfin débarrassée de ses fragilités.

Je la vois davantage comme la possibilité de retrouver des appuis.

Certains seront nouveaux.

D’autres sont déjà là.

Certains auront besoin d’être renforcés.

D’autres auront simplement manqué d’attention pendant longtemps.

C’est pour cela que je reviens à l’image de la plante.

On ne la fait pas grandir en tirant sur ses feuilles.

On regarde ce dont elle a besoin pour pouvoir à nouveau pousser.

Pour moi, le travail autour de l’estime et de la confiance ressemble davantage à cela :

retrouver suffisamment d’appui pour avancer avec ce que nous savons aujourd’hui, rester à nos côtés lorsque tout ne se passe pas comme prévu, puis continuer à ajuster notre direction.

Pas une certitude permanente.

Un appui.

Et c’est aussi, progressivement, une manière de reprendre sa place dans sa propre vie.


Ce travail autour de l’appui en soi, du choix et de la relation au regard extérieur rejoint plus largement ce qu’une Gestalt-thérapie peut progressivement changer dans le quotidien.

Questions fréquentes sur l’estime de soi et la confiance en soi


Quelle différence entre estime de soi et confiance en soi ?

L’estime de soi concerne davantage la valeur que nous nous accordons et le regard que nous portons sur nous-mêmes.

La confiance en soi apparaît davantage dans notre possibilité de prendre appui sur nous pour agir, essayer, nous positionner ou faire un choix.

Les deux sont liées mais ne se confondent pas.

On peut être très compétent dans un domaine et avoir un regard extrêmement sévère sur soi. À l’inverse, on peut se reconnaître une valeur tout en doutant fortement de soi dans certaines situations.


Peut-on retrouver une confiance que l’on avait auparavant ?

C’est possible.

Certaines expériences peuvent fragiliser des appuis qui étaient auparavant plus accessibles : une rupture, un échec, un épuisement, un changement de vie ou un environnement relationnel ou professionnel difficile.

Cela ne signifie pas nécessairement que tout a disparu.

Le travail peut consister à développer de nouvelles ressources, mais aussi à retrouver l’accès à certaines capacités, expériences ou appuis qui ont déjà existé.


Pourquoi ai-je autant de mal à faire des choix ?

Parce qu’un choix ne demande pas seulement de comparer plusieurs possibilités.

Il peut nous confronter à la peur de nous tromper, au regard des autres, au renoncement, à l’incertitude et à la responsabilité d’assumer une décision qui nous appartient.

Il arrive qu’après avoir recueilli suffisamment d’informations, ce que nous cherchions encore ne soit plus une information mais une garantie.

Or certaines décisions ne peuvent simplement pas nous l’offrir.


Que peut apporter la Gestalt au manque d’estime ou de confiance en soi ?

La Gestalt ne travaille pas uniquement à partir de ce que nous pensons de nous-mêmes.

Nous pouvons aussi regarder comment le doute se manifeste aujourd’hui : dans les émotions, le corps, les relations, les choix, la façon de recevoir une reconnaissance ou de chercher l’approbation de l’autre.

La relation thérapeutique permet également de rencontrer certaines de ces expériences dans un cadre où elles peuvent être regardées ensemble, sans jugement, et où de nouvelles façons de s’appuyer sur soi peuvent progressivement être expérimentées.

Si vous vous demandez comment se déroule un accompagnement, vous pouvez consulter les questions que l’on peut se poser avant de commencer une thérapie.


Repères et sources

Méta-analyse longitudinale sur l’évolution de l’estime de soi au cours de la vie.

Repères sur la dimension relationnelle et expérientielle de la Gestalt, le contexte, le contact et l’ici-et-maintenant.

Une représentation pédagogique autour de l’identité, du regard sur soi et de l’estime de soi.

Une ressource autour du caractère évolutif de la confiance et de la place de l’expérience, du corps et des relations.

Une ressource autour de la peur de se tromper, du renoncement et de la responsabilité liée au choix.


Guillaume Siegler — Praticien Gestalt Thérapeute

Formé à l’IFAS — École Humaniste de Gestalt, j’accompagne à Clamart et en visio des adultes autour de l’anxiété, des relations et de l’estime de soi.

Vous n’avez pas besoin d’avoir déjà compris pourquoi vous doutez de vous, ni d’avoir retrouvé toutes vos ressources avant de commencer à en parler. C’est précisément là où le travail commence.

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