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Formation, supervision et déontologie en Gestalt-thérapie : ce qui encadre ma pratique

Guillaume Siegler
31 août
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 sept.

Lorsqu’on commence une thérapie, on s’intéresse souvent d’abord à la personne que l’on va rencontrer.

Est-ce que je vais me sentir à l’aise ? Est-ce que je vais pouvoir parler librement ? Est-ce que cette approche peut me correspondre ?

Mais derrière les séances, il existe aussi tout un cadre que l’on voit beaucoup moins : la formation du thérapeute, la supervision de sa pratique, la formation continue et la déontologie.

Ce cadre compte pour moi. Il fait partie de la manière dont j’exerce aujourd’hui comme Praticien Gestalt.

Se former à la Gestalt-thérapie

La formation ne consiste pas seulement à apprendre des concepts.

Elle travaille également la posture du praticien, la relation thérapeutique, les émotions, le corps, les différentes manières d’entrer en relation avec les autres et la façon d’accompagner ce qui peut apparaître pendant une séance.

C’est ce socle qui soutient aujourd’hui ma pratique.

En France, il est également important de distinguer les différents titres professionnels. Le titre de psychothérapeute, par exemple, est réglementé par la loi et réservé aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes.

Une certification de Praticien Gestalt relève d’un autre cadre.

Je me présente donc simplement et clairement comme Praticien Gestalt.

La supervision : un espace pour continuer à faire évoluer sa pratique

La supervision fait partie du cadre dans lequel j’exerce.

Je suis régulièrement supervisé dans ma pratique, dans un espace professionnel et confidentiel.

Elle permet de prendre du recul sur son travail, d’enrichir sa réflexion et de continuer à ajuster sa posture de thérapeute au fil de l’expérience.

Je la considère comme une continuité naturelle de la formation : un moyen de ne pas exercer seul, de continuer à réfléchir à sa pratique et de préserver la qualité du cadre proposé aux personnes que j’accompagne.

Continuer à se former

Ma certification de Praticien Gestalt n’a pas marqué pour moi la fin de ma formation.

Je poursuis aujourd’hui une démarche de formation continue afin d’approfondir mes connaissances et de continuer à faire évoluer ma pratique.

Certains sujets méritent d’être approfondis. De nouveaux apports peuvent enrichir une manière de travailler. L’expérience elle-même amène aussi à revenir sur certaines notions avec un regard différent.

J’aime cette idée d’une pratique qui ne se fige pas.

Il y a ce que l’on apprend. Ce que l’on expérimente. Ce que l’on approfondit. Et ce que l’on continue à remettre au travail.

La déontologie donne aussi un cadre

On parle beaucoup de bienveillance dans les métiers de l’accompagnement.

Elle est importante, évidemment. Mais elle ne suffit pas à définir une pratique professionnelle.

Il existe aussi un cadre.

La confidentialité des séances. Le respect de la personne. La manière dont le thérapeute utilise la relation. La vigilance sur ce qu’il dévoile de lui-même. La supervision. La formation continue. La clarté concernant sa formation et son statut professionnel.

Il rappelle également qu’accompagner quelqu’un ne signifie pas devoir pouvoir tout accompagner.

Certaines situations peuvent nécessiter un autre regard, une compétence spécifique ou l’intervention complémentaire d’un médecin, d’un psychiatre, d’un psychologue ou d’un autre professionnel.

Savoir reconnaître cette limite et orienter lorsque cela est nécessaire fait, pour moi, partie de la responsabilité du thérapeute.

Le cadre dans lequel je pratique aujourd’hui

Ma pratique s’inscrit dans cette continuité : une formation qui constitue mon socle, une supervision régulière qui me permet de continuer à réfléchir à mon travail, une formation continue pour approfondir et faire évoluer ma pratique, et un cadre déontologique qui en pose les repères et les limites.

Ce sont des choses que l’on ne voit pas nécessairement lorsque l’on s’assoit dans un fauteuil ou que l’on ouvre une séance en visio.

Mais elles font pleinement partie de ce qui soutient la rencontre.

Et, pour moi, de la responsabilité que représente le fait d’accompagner quelqu’un.


Si vous souhaitez replacer ce cadre dans mon parcours et ce qui m’a conduit à la Gestalt, vous pouvez également le découvrir ici.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez mieux comprendre l’approche elle-même, vous pouvez lire Qu’est-ce que la Gestalt-thérapie ? Comprendre la méthode et la Gestalt-Thérapie Intégrative.

Et si vous souhaitez mieux situer cette approche parmi d’autres, l’article Psychologie, psychanalyse et Gestalt-thérapie : quelles différences ? permet d’en comprendre plus clairement les particularités.

Guillaume Siegler — Praticien Gestalt, thérapeute à Clamart et en visio.

Sources et repères

Légifrance : cadre légal concernant l’usage réglementé du titre de psychothérapeute.

École Humaniste de Gestalt – IFAS : présentation officielle de la déontologie et des 12 points qui encadrent la pratique.

IFAS – Code de déontologie : code de déontologie de l’École Humaniste de Gestalt, incluant cadre, supervision, limites, formation continue et transparence professionnelle.

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